05 mars 2008
EXPEDITION SPELEO AU LAOS-FALANG PHUAN 2008
Participants
:Guillaume Bernoux, Lubin Chantrelle, Sébastien Frangeul, Jipé
Gasnier, Laurent Loiselier, Lucas Martin, Elsa Noël, Louis
Renouard, Laurent Richard, Gabriel Scherk, Eric Suzzoni, Sylvaine Van
Tilbeurgh, Nicolas Weydert.
Au Laos, Vang Ger et Lee Khoua
organisent la prospection et gèrent la logistique.
Merci
aussi à Yalo de Ban Nathong
L'équipe
est composée de spéléos confirmés issus
de différents clubs français : Spitteurs Pan, Eegc,
SSP, Spélexplo, USSA-CSPA, Terre & Nature.
Cette
expédition est soutenue par le CDS26, la Fédération
Française de Spéléologie et la CREI.
Note : Les Photos prises sous terre sont le résultat d'un travail collectif.
Les topo arriveront en suivant.
Vendredi
1
« Le
train »
Alors que nous sommes
déjà au Laos depuis un an (dans nos pensées),
Gabriel et Elsa sont sur le terrain depuis quelques semaines.
Départ de Laurent
et Guillaume vers Paris .
Samedi
2
« L'avion »
On
retrouve notre Lucas à Charles-De-Gaules (c'est facile, c'est
le plus grand de l'aéroport).
11h30 nous décollons
vers le Royaume de Barhain.
Dimanche
3
«L'avion
encore l'avion et les tuktuk »
Une
erreur s'est glissée quelque part, une hôtesse de l'air
emmène Laurent en Business-Class
(qui ne bronche pas).
7h du matin arrivée
à Bangkok, il fait très chaud et il pleut comme buffle
qui pisse.
Un dernier avion pour
Udon Thani avec Asianair.
Il faut dire qu'au départ
nous étions un peu inquiet en voyant l'état du tas de
ferraille plein d'impacts et de trous que l'on voyait en face de nous
de la salle d'embarquement.
Visiblement il nous
attendait le vieux zinc ! Le personnel au sol faisait le plein,
comme si de rien était.
Un bus nous emmène
faire deux fois le tour de l'aéroport (?), à notre
retour, étonnement nous embarquons dans le même modèle
d'avion mais en meilleur état (repeint ???!!! non c'est pas
possible, ça doit en être un autre... on se rassure
comme on peu).
Il pleut aussi sur Udon
Thani, il fait mauvais sur le Tibet et la Chine voisine, nous en
subissons les conséquences.
Nous emménageons
une nuit dans un « Palace » (il n'en a que le
nom, ça ressemble plutôt à un hôpital
réhabilité sans eau chaude et sans aucun standing).
Udon
Thani est moite et sale, nous mangeons notre noodle-soup à
l'abri d'un auvent crasseux sur un angle de rue poisseux (certains
avoueront ultérieurement avoir mangé cette soupe à
contre-cœur).
Déjà sur place.
« Fon Tok Mai » ou le Vang Vieng Blues »
Temps couvert sur Vang Vieng ...On en profite pour
aller faire un tour sur le poljé. Première surprise, au
fond de la vallée: Le petit lac où barbotent les
buffles est alimenté par un gros tuyau plastique qui amène
une eau très fraîche, très claire. Il faudra
absolument trouver d'où elle vient, vu qu'à cet
endroit, on est entourés de calcaire ... Je repense également
à la prospection qu'on avait fait en 2006, quand on mourrait
de soif, à quelques centaines de mètres de là,
réduits à laisser une bouteille d'eau sous une
stalactite toute la nuit : On avait été contents de
récupérer une demi-bouteille le lendemain!
On longe
la falaise, là où théoriquement on devrait
trouver des pertes, peut-être celles qui nous mèneraient
à Tham Hong Yé. Rien de bien concluant, jusqu'à
ce qu'on se décide à rentrer à Vang Vieng.
En quittant la falaise, une petite dépression
attire l'œil. On descend parmi les blocs,
vers le fond. Sous un des rochers apparaît un petit trou.
J'allume ma frontale pour y regarder de plus près : rien de
bien engageant, pas de courant d'air, c'est étroit et la roche
a l'air coupante. Ça pourrait être
juste un espace vide entre deux rochers. Mais quand même: il y
a un minuscule lit de ruisseau qui disparaît là, on est
au fond d'une dépression ... J'avance donc, mais sans trop y
croire. Ça continue. Darcy, un
néo-zélandais qu'on a rencontré ici, et qui
s'est découvert une passion pour la spéléo, me
suit. On passe entre des blocs, ça se descend, en désescalade.
Et ça commence a prendre de la gueule: il y a des restes de
remplissage, les mêmes galets que l'on trouve dans les cavités
plus bas, des blocs calcaires tout propres, tout lavés, mêmes
des coups de gouge. Ça s'élargit,
petit à petit. L'enthousiasme gagne, jusqu'à ce qu'on
soit arrêtés par un petit ressaut à équiper.
Il faudra revenir...
Seulement voilà, depuis près de
cinq jours, le temps alterne entre grosse pluie et temps couvert,
menaçant. On n'ose même plus aller voir les cavités
actives et vu l'étroitesse de la perte, à l'entrée,
on attendra ...
Tout le monde a sorti les imperméables, les
parapluies. On se retrouve enrhumés, sérieusement: mal
de tête, grosse toux, etc ... C'est un comble, quand même!
Elle est passée où, la saison sèche, bordel! On
dirait que ce temps énerve même les lao: Un soir
d'orage, des cris retentissent dans la rue, un homme apparaît,
gros couteau de boucher à la main, l'air visiblement énervé.
Il en veut au propriétaire de la Phonesaksit Guesthouse, qui
s'est réfugié chez lui, rideaux de fers baissés.
On est surpris par cet accès de violence, c'est la première
fois qu'on voit ce genre de scène ici. Mais les commerçants
voisins finiront par s'en mêler, une fois la surprise passée
: Ça se termine en conversation, un
peu vive, certes, mais finalement les deux antagonistes se calmeront.
On apprendra finalement que l'objet de la dispute est un falang
(étranger), client de Phonesaksit, qui n'a pas payé sa
note, au restaurant voisin...
Il continue de pleuvoir ... Hier, on
a cru qu'on serait coincés toute la journée à la
guesthouse ... Toute la matinée, on a eu un énorme
orage ... Finalement, vers midi, on a profité d'une accalmie
pour aller à Tham Nang Oua, histoire, entre autre, d'équiper
l'escalade: il serait temps qu'on arrête de laisser des traces
de boues sur toutes les concrétions) Il semblerait qu'au fond
de la galerie des Nénuphars, il y ait moyen de passer sous la
trémie ... Par ailleurs, en ressortant vers 18h, il y a quand
même un énorme courant d'air soufflant, particulièrement
sensible au niveau de l'escalade. Y'a de l'exploration à faire
encore.
Je suis également allé voir Vang Ger, notre
guide et ami hmong. Il me parle d'énormes cavités,
quasi-inexplorées, dans la province de XiengKhouan, près
de la Plaine des Jarres. Ça a l'air
franchement intéressant, mais il faudra prévoir
quelques jours pour y aller. Par ailleurs, il me reparle de la
légende associé à la cavité qu'il a
aménagée pour des visites touristiques: il y a très
longtemps, pendant les invasions siamoises, les thailandais seraient
venus à dos d'éléphant déposer un trésor
d'argent dans cette grotte, qui n'aurait jamais été
récupéré. Les villageois de Ban Phatao espèrent
encore le trouver, apparemment, d'où les traces de fouilles
ici et là. D'ailleurs, Vang Ger est fort intéressé
par notre perfo: il me dit que ça pourrait servir pour les
fouilles, et, avec un petit air conspirateur, me dit également
que si on trouvait quelque chose, on ne le mentionnerait à
personne d'autre, on ferait juste un partage équitable entre
découvreurs de l'improbable trésor ... Décidément,
cette légende de trésor caché au fond d'une
grotte, que ce soit un trésor français, thailandais,
japonais ou autre, est tenace ... Et personne ici ne semble croire
que la spéleo puisse être une activité
désintéressée!
Mais quand même: il y a
seulement quelques années de cela, une immense cache de
statuettes de Boudha, inestimable, a bien été
découverte dans une cavité dans les environs de Luang
Prabang, vraisemblablement cachées là pour les protéger
des pillages lors des invasions thailandaises. Alors, qui sait, peut
être qu'un jour la chance pourra nous sourire.
Gabriel
Deuxième
vague. Arrivée à Vang Vieng.
Lundi 4
Udon Thani / Vientiane en
bus arrêt à Nong Khai pour les visa.
Nous négocions
sévèrement les services d'un chauffeur de mini-minibus.
Nous sommes seuls dans le véhicule, donc voyage assez
confortable. Un autre chauffeur nous salut, agrémenté
d'un «good luck» ??!! qui avait plutôt l'air d'un
adieu et qui donne froid dans le dos.
Nous arrivons à
Vang Vieng en trois morceaux (pffff). Il n'y a vraiment pas de règles
sur la route ici !
Nous retrouvons Gab et
Elsa qui sont là depuis plusieurs semaines déjà.
Nous leur apportons les
premiers jours sans pluie.
Les moustiques sont
réveillés (mais il n'y a pas de Malaria au Laos, pas de
sida et encore moins de grippe aviaire, comme orale d'un toubib de
Vang Vieng, en fait tout va bien.
Vang Vieng grossie, il y
a de plus en plus de falang.
Nous retrouvons notre
cantine dont le service anarchique nous fait si souvent sourire mais
où c'est tellement bon (l'anarchie) !
Mr et mme Phonsaksit nos
gentils tôliers nous reconnaissent de suite.
Pour la suite : Lao
massages, Beer Lao, on mérite bien ça, le bonjour à
Toé notre vendeuse de Pancake.
Mardi
5
Tham Nang Oua.
Elsa, Gabriel, Guillaume, Laurent L. et Lucas.
Stage de remise en forme
spéléo* dans Tham Nang Oua, une petite sœur
de Tham Hong Yé et Tham Pha Leu Si.
C'est grand, c'est beau
et il y a de l'explo à faire. On est au Laos !
Il faut se réhabituer
à la chaleur de ces cavités sub-tropicales.
Hormis les grosses
araignées (tigrées ou encore noires pleines de poiles)
du début on y découvre des crabes bleus et oranges, se
serait-il adaptés aux couleurs des cavités où il
vivent (?)
Première sortie de
nuit dans la forêt, les odeurs, impossibles à décrire,
nous envahissent. Des milliers de bestioles en tout genres sont
éveillées et le font entendre, c'est magique.
*1jrs de
spéléo=30jrs de thalasso.
La prochaine expé sera financée par la sécu ?

De retour où nous avions laissé les vélos, à
la fin des rizières, nous commençons à partir.
Lucas ne suit pas, il a un problème avec la clé de son
anti-vol (?). On tente les uns après les autres de l'aider, la
clé entre mais ne tourne pas. Il fait nuit et tard. On attaque
au marteau/tamponnoir la serrure récalcitrante. Elle cède,
c'est bon. Dans un second temps Lucas trouve dans sa poche une autre
clé ? Nous tentions d'ouvrir l'anti-vol avec la clé du
cadenas de la chambre !
Laurent L.
Mercredi
6
Tham
Nang Oua
Elsa, Gabriel, Guillaume, Laurent et Lucas
Un
fuck off à
number one !
Super sortie.
Elsa fait un bout
d'escalade, une petite galerie est rajoutée à la topo.
Notre équipe est
victime d'un petit virus (un mélange de grippe aviaire et
d'encéphalite japonaise ? de quoi
inquiéter l'oms).
Pourtant on ne se fait pas la bise le matin.
Laurent L.
Jeudi
7
Recherche de
cavités au Sud-est de Pha Koi.
Elsa, Gabriel, Guillaume, Laurent et Lucas.
Nous
traversons les rizières à vélo et puis à
pieds dans la forêt.
Une
zone de pertes est visitée, il serait intéressent de
voir d'où vient la rivière souterraine
du Blue Lagoon (réseau actif inférieur de Tham
Poukham). Ces pertes sont à sec, ce qui nous permet d'explorer
quelques mètres de galeries mais nous ne trouvons pas encore
d'accès au réseau principal.
Nous
entrons à présent dans une jungle épaisse
derrière Blue Lagoon et Tham Poukham.
Il
faut s'enfoncer vers l'est, nous passons un col et redescendons
jusqu'à un point bas ou une rivière sourd entre des
blocs.
Cette
résurgence est labyrinthique, les
araignées, poissons et autres bestioles nous accompagnent.
Nous ne trouvons pas l'accès à la suite, c'est trop
compliqué, on tourne en rond, on ressort par d'autres
passages, on se retrouve dans une zone de forêt encore plus
épaisse et percée de trous, c'est un vrai foutoire.
La
zone est à revoir (avec une armée de machettes ou
éventuellement les vieux stocks de défoliant us).
Localisation
d'une grande grotte en falaise.
Arrivée d'Eric,
Nicolas, Laurent R, Louis.
Laurent L.
Vendredi
8
Poljé
de la Nam Them
Elsa, Gabriel, Guillaume, Laurent.
Exploration
de pertes au sud-ouest du poljé de
la Nam Them (amont des réseaux, Tham Hong Yé, Tham Nang
Oua, Tham Pha Leu Si et autres...).
Nous
louons les services d'un tuktuk qui nous dépose à la
fin de la piste, c'est à dire devant le « pont »
suspendu qui franchit la Nam Song.
Les
bambous sur lesquels il faut marcher sont déglingués,
il manque des bouts de câble, on y
passe un part un, frissons et adrénaline assuré sur
cent mètres de long.
Progression
dans les rizières, franchissement de rivière, on entre
dans la jungle en direction de la Tham Nam Them (grotte tunnel qui
permet d' accéder sur le poljé de la Nam Them).
Dès
l'entrée dans cette grotte tunnel une odeur de fumée
et des frottis de torches nous interpellent.
Après une courte progression un petit groupe de lao éclairés
par des bambous enflammés font la
traversée courbés par le poids des grosses planches
qui portent sur leurs épaules.
Il y a quelques rizières récentes sur le poljé, quelques petits potagers, du ramassage de gingembre ou encore quelques plans d'ananas. Il y a un peu d'exploitation forestière non mécanisée et très ponctuelle.
Plusieurs pertes sont
visitées.
Nous
explorons plusieurs pertes assez complexes, avec plusieurs accès,
à suivre. Nous trouvons une céramique dans une de ces
pertes.
Rendez-vous sur un trou prometteur vu précédemment par
Gab.
Une
entrée dans des blocs livre une première salle, un
chaos descendant dans le marbre et puis une série de galeries,
nous suivons le courant-d'air. Nous arrivons dans une haute diaclase,
qui doit se remplir d'eau à la mousson, nous progressons alors
dans des entonnoirs d'argiles, un passage nous livre plusieurs
diverticules qui sont assez vite colmatés par les sédiments.
Le
vent se perd avant la grande diaclase, il faudra chercher à
nouveau.

Retour
par le même chemin, ou presque, nous ne retrouvons pas le pont
suspendu ! Nous traversons la Nam Song, elle est bonne, surtout après
une journée chaude et sale.
Nous sommes au bord de la route vers 18h30, la nuit tombe, il nous faut faire quelques kms pour rentrer, nous arrêtons un camion benne qui nous transporte (dans la bene) jusque VV.

Encore
des malades aujourd'hui !
Laurent
L.
Samedi 9
Tham
Houey Leng.
Elsa, Gabriel, Guillaume, Laurent et Lucas
Lors de notre escapade de jeudi nous avions rencontré Yalo, un Hmong Lao de Ban Nathong. Il connaît des grottes dans la jungle. Et surtout, il connaît une grande cavité d'où sortent des chauves-souris le soir (?).
Depuis longtemps, vers 19h, les Falang Phuan voient une nuée incroyable de chauves-souris sortir d'un endroit du massif (Pha Koy) à l'ouest de Vang Vieng. Nous avons vu encore très récemment cette colonie se diriger du nord vers le sud, à trois km de la Nam Song. Le vol sombre s'étale sur 1 km de long minimum (largeur de la vallée au niveau de Ban Nathong) ! Cette colonie compte certainement plusieurs dizaines ou centaines de milliers d'individus !
Nous proposons à Yalo de nous emmener voir cette grotte.

Deux
heures de montée à un rythme très soutenu,
cadence Hmong des montagnes. Yalo bondit de blocs en blocs en thong
et sans que l'on ne voit perler la moindre goutte de sueur sur son
front.
Il
n'a pour provision qu'une machette et un litre d'eau dans une petite
besace en toile.
Il a
pour habitude de chasser les singes, il connaît de nombreux
sifflements d'oiseaux etc. Le gars est dans son univers.
Nous remontons un lit de
rivière à sec, au sud de Tham
Khan. Bientôt nous progressons dans un gros canyon percé
de marmites. Il nous faut monter des ressauts pour accéder au
porche de Tham Houey Leng,
nous n'avons pas de matos hormis nos casques, nous sommes en
repérage.
Pas de temps à
perdre, Yalo grimpe un pan de falaise en haut duquel il a repéré
un arbre qui lui plaît, cinq minutes de machette plus tard il
lance le tronc dans le canyon. Le reste de l'équipe se
mobilise pour acheminer le bout de bois de six mètres de long
au niveau des marmites à escalader. Dans la foulée
notre ami taille des marches dans le tronc. Il nous bricole également
une échelle à l'aide de petits morceaux de lianes. Ça
c'est de « l'équipement canyon » à
proposer à EFC !
Nous évitons deux
marmites d'eau croupie d'où proviennent des croassements
de crapauds. On monte, nous passons à présent quelques
vasques d'eau clair, ça rafraîchit. La voûte de la
cavité est très haute, l'endroit est très beau.
Il y a quelques petits
tas de guano mais trop peu à notre avis pour que ce soit le
refuge de notre colonie de chauves-souris. Ceci dit les crues sont
évidement violentes dans ces galeries, elles sont nettoyées
dés qu'il pleut, alors mystère, il faudra encore
chercher.

Nous faisons quelques
centaines de mètres dans ces grandes galeries, pour ressortir
par un porche amont, le canyon continu à monter au-delà
d'un ressaut de 10m que nous ne montrons pas faute de matos. Il est
tard, il nous faut redescendre.
Yalo connaît
d'autres grottes sur ce secteur du massif, il faudra donc revenir.
A peine arrivés
les copains ajoutent 400m de galeries !
Laurent
L.
Tham Nang oua.
Eric,
Laurent R., Louis, Lubin, Nicolas .
« Vang Vieng, intérieur nuit, première »
La nuit a été bonne ! Dormir dans un lit est autrement plus agréable que sur une banquette d'un train de seconde classe thaï. Ce n'est pas que ça n'est pas confortable, un train de seconde classe thaï, on y a même plus de place pour les jambes que dans une première française, mais un lit, c'est quand même beaucoup mieux !
Nous voici bientôt de l'autre coté de la Nam Song. Louis et moi tentons de retrouver le chemin de Tham Nang Oua à travers les rizières. Eric et Laurent R. se demandent si nous arriverons un jour à la cavité tant nous nous enfonçons dans une jungle dense garnie de pièges en bambou. Je propose d'aller sur la droite. Louis propose d'aller à gauche. Nous le suivons et arrivons bientôt à Tham Nang Oua. Non loin de l'entrée, Eric avise une galerie à laquelle nous n'avons pu accéder en 2006 car son départ en escalade était largement au-dessus de mon niveau ; Eric la franchi aisément, comme il se doit. Derrière, nous trouvons près de 50 m de nouvelles galeries que nous topographions dans la foulée. Une centaine de mètres plus loin s'ouvre une autre galerie que je ne me souviens pas avoir vu en 2004. Cinquante mètres de plus, dont une jolie salle, sont topographiés...
Au-delà du ressaut, les galeries
Zip et Crunch sont comme je m'en rappelais : belles et spacieuses,
mais moins cependant que celle des Gours à Chier. Il y a des
traces de pas, donc nous ne sommes pas les premiers à passer
ici. Nous sommes presque au fond. Après les Nénuphars,
une galerie sur la droite que Louis et moi ne connaissons pas nous
entraîne vers un siphon bizarre, une pente boueuse et raide
qu'il faudrait descendre pour savoir où elle mène. Il y
a des fragments de bois sur le sol, des feuilles mortes...
Serions-nous près de la sortie ? Sans corde, difficile de
l'affirmer...
Plus loin encore, peu après le
Chaos Niaï, un petit siphon est désamorcé au pied
de la paroi. Eric m'enjoint de m'y glisser. Il y a un peu de boue qui
facilite ma reptation et me permet d'accéder à une
galerie perpendiculaire. Un départ à droite. Un départ
à gauche. Un courant d'air à gauche. Je prends à
gauche. Nouveau siphon, large et sec et puis... Et puis une galerie
de 6 m par 4 qui s'enfonce dans la nuit. Cette fois, il n'y a pas de
trace au sol : c'est du neuf ! Eric, Laurent et Louis me rejoignent
et nous découvrons ensemble une nouvelle portion du réseau,
très belle et joliment concrétionnée, qui
s'achève sur une trémie instable et peu engageante.
Dommage que cela s'arrête si vite...
Au retour, une lucarne sur la droite,
une fois de plus au ras du sol. Laurent s'engage : Bingo ! Cela
continue. Galerie de belle dimension, pas la sœur jumelle de la
précédente, mais presque. Un talus argileux et, en
haut, une salle magnifique, immense. Comme dirait l'autre, dans un
film que je ne citerai pas « on va l'appeler salle des Titans,
parce qu'elle est... titanesque ! ». Cela scintille de partout,
le sol est tapissé de gours cristallins auprès desquels
les gours à Chier font pâle figure. Nous avons des
scrupules à piétiner toute cette beauté endormie
et essayons de faire le moins de dégâts possible. Il y a
des départs partout, la plupart inaccessibles, en hauteur,
qu'il faudra qu'Eric et Laurent R. escaladent demain pendant que
Louis et moi ferons la topo. Nous explorons une galerie un peu
étroite comparée à la salle, franchissons des
gours noirs qui donnent accès, de nouveau, à une trémie
encore moins engageante que la première. Retour dans la salle
dont le sol est soudain plus argileux. Nous chutons tous au moins une
fois : c'est décidé, ce sera la galerie des Gaufres !
(et en plus, ça croustille sous les pieds !). Le fond de la
salle nous déçoit encore, s'arrêtant sur la même
trémie que précédemment, à peu de choses
près.
De retour dans la nuit, traversant les
rizières en nous guidant au son des bars de la Nam Song
Island, nous sommes fourbus, mais sacrement fiers de nous. Ce n'est
pas tous les jours que l'on fait de la première en descendant
du minibus...
Nicolas
Dimanche 10
Tham Nang Oua.
Pour
certains
Repos pour les autres , marché de Vang Vieng, Lao massages, Beer Lao.

Arrivée
de JP, Sylvaine et Lubin.
Jeudi 11
« Tham Nang Oua»
De
la topo et plusieurs escalades sont réalisées sur
différents endroits de la cavité sur la « turista » (escalade dénommée ainsi car assez argileuse) et dans le nouveau réseau.
Laurent
L.
« Tham Nang Oua on remet le couvert ! »
Tham Nang Oua ne se laisse pas dévoiler si facilement ! Hier, nous avons laissé de coté une escalade un peu acrobatique dans laquelle Eric a laissé un petit bout de doigt. Il la retente aujourd'hui, aidé d'un bambou, qui nous permet de passer la corde autour d'une stalagmite particulièrement bien placée. Las... Cela ne donne que sur une galerie de 20 m de long, jolie, certes, mais un peu courte pour être intéressante.
Retour aux Gaufres. Louis et moi
topographions comme des fous pendant qu'Eric et Laurent escaladent un
joli balcon. Au-delà d'une très grande coulée de
calcite, des puits, des escalades, plein de choses à voir,
mais sans matériel, rien n'est tentable aujourd'hui. Nous
finissons ensemble la topo et au retour, nous prenons le conduit de
droite que nous délaissé hier – vous vous souvenez ?
Juste après le premier siphon, j'avais suivi le courant d'air
à gauche... Quelques dizaines de mètres plus loin, nous
retombons sur une galerie connue, la troisième visitée
hier (vous remettez ?).
Nicolas
Guillaume part visiter Luan Prabang.
Mardi 12
« In and
out »
Pendant que
Jipé, Lucas, Lubin et Laurent repartent vers le fond de Tham
Nang Oua, Elsa et moi tentons de faire la jonction topographique
terrestre avec Tham Hong Ye. Autant le dire, dans la jungle, cela
n'est jamais une mince affaire. A un croisement, Elsa avise un
sentier qui part vers la falaises. Nous la suivons un moment : il
monte dans un chaos de bloc. Est-ce celui qui permettrait d'atteindre
la dépression que nous distinguons au-dessus de Tham Nang Oua
? Pour en avoir le cœur le cœur, nous le suivons jusqu'à un
col, duquel il redescend dans une grande et mystérieuse
vallée. Nous n'y descendrons pas... Autour de nous, la forêt
pousse sur un chaos de bloc. Il y a des fougères
arborescentes, des épiphytes dans les arbres, des oiseaux
partout. D'étranges coléoptères. Et sur les
cimes poussent ce que crois être des palmiers. Nous sommes bien
loin de Vang Vieng la fièvreuse. Ici règne le calme et
la beauté...
Nous redescendons à contre-cœur
vers la ville...
Nicolas
Vang Ger et Lee
Khoua nous ont fait la surprise de passer hier soir à la
guest-house. C'est un vrai bonheur de nous retrouver, même si
la réserve typiquement lao est de mise : les effusions ne sont
pas très démonstratives mais il va sans dire que le
cœur y est !
Eric, Sylvaine, Jean-Pierre et moi
avons donc rendez-vous ce matin à Ban Pathao, vers où
nous partons dans la fraîcheur du matin à bord d'un
tuk-tuk qui nous « revendra » bientôt à un
autre, plus gros, plus neuf, plus puissant... et assuré
d'arriver au village.
Nos vrais retrouvailles se passent là,
dans la petite maison de Vang Ger, où, à 10 h du matin
à peine, nous dégustons un délicieux poisson de
la Nam Song, cuisiné avec ces herbes délicatement
odorantes dont Mme Vang a le secret... Du poisson à 10 h, ce
n'est pas ce que je préfère en guise de petit déjeuner.
Le poisson tout court n'est pas ce que je préfère !
Mais ici, je veux bien me faire violence, ne serait-ce que pour
honorer l'amitié de Ger et Khoua.
En route pour la grotte que Ger à désormais l'autorisation d'exploiter (tham Maï Pathao, que nous avions baptisé en 2004 tham Pepalak), nous passons devant l'école. Nous saluons le directeur, assez fier de nous montrer que les travaux de la nouvelle aile, dont les piliers de béton s'élèvent au-dessus de la cour, ont déjà commencé. Ce serait bien de faire une photo avec les enfants dans cette prairie gazonnée, mais d'enfants, point ! Ils sont retournés chez eux et ne seront de retour qu'en fin de matinée. Qu'a cela ne tienne, nous reviendrons plus tard, après notre visite « en touristes » de tham Pepalak, pendant laquelle je m'assomme nonchalamment dans une concrétion – voilà ce que c'est que d'aller sous terre sans casque !
De retour à l'école, tous les enfants – mais de cela je ne suis pas sûr, puisque faute de place, les enfants alternent l'occupation des salles – sont dans la cour, jouant, riant, se disputant comme tous les enfants du Monde. Les maîtres ont fort à faire pour les rassembler. Je me sens un peu coupable de les forcer ainsi à se mettre en rangs. Première photo devant « l'ancienne » école. Le directeur annonce que nous allons recommencer devant les fondations de la nouvelle aile...
Le cri de désespoir qui monte en
grondant des enfants me fait sentir encore un peu plus coupable...
Nicolas
« Pendant
ce temps au bord de la Nam Song »
Lavage matériel,
shakes, repos, Lao massages.
Laurent L.
Mercredi 13
Eric, Gabriel, Laurent R., Laurent L., Louis, Lubin, Lucas.
Prospection dans la
jungle, au sud du poljé
de la Tham Nam Them, l'objectif étant de localiser
d'éventuelles pertes ou cavités dans une grande
dépression de plusieurs centaine de mètres de diamètre.
Ce
premier aperçu est assez décourageant, la progression y
est épouvantable, la forêt est épaisse, piquante
et accrochante, le karst est pointu et tranchant.
Les
deux Laurent sont terrassés par la fièvre ce jour-ci.
Jeudi
14
« Magic
Mushroom is watching us »
Notre mission, si nous l'acceptons : topographier le fond de tham Nang Oua, dont les mesures d'il y a deux ans sont quelque peu erronées...
Pendant qu'Eric, Lubin et Laurent R. partent vers la galeries de Gaufres pour finir la jonction avec Magic Mushroom, Sylvaine, Louis, Lucas et moi nous engageons dans la grande pente argileuse qui défend l'accès du réseau de Magic Mushroom, trente mètres au-dessus de la galerie principale. Les volumes sont beaux et j'ai hâte de voir enfin le champignon de pierre autrement qu'en photo. Point après point, nous nous en approchons. Soudain, il est là, seul au milieu d'une large galerie, majestueux et unique, émergeant de son trône de roche... Comme une hallucination, un songe fantasmagorique à la frontière de notre réalité.
Le temps du rêve passé, nous entendons les voix des trois garçons quelques part devant nous, au-delà d'un laminoir glaiseux, mais beau. Lorsque nous nous rejoignons, empruntant un chemin détourné, j'aperçois Eric, perché sur un balcon 20 m au-dessus de moi.
Tham Nang Oua, la grotte des Roméo
et Juliette lao, m'avez-vous dit ? Nul doute, alors, que l'un de nous
deux ne correspond pas à son rôle !
Nicolas
Marché de Vang Vieng et Lao massages pour les convalescents.
Vendredi
15
« Sous
terre »
Plusieurs équipes
topo/explo/escalades travaillent sur Tham Nang Oua.
Eric escalade le balcon, cette escalade livre une autre escalade de 20m qui sera réalisée lors d'une autre sortie.
Déséquipement
d'une autre escalade avant la « turista ».
Au pied de la remontée
des Magic Mushroom nous voyons un gros scolopendre.
Température de la
cavité 28°.
Laurent L.
« Pendant
ce temps »
La galerie du silence,
une première à Tham Hong Yé.
En 2007, on avait repéré
un puits à descendre au sommet d’une petite salle chaotique
située quelques mètres avant le terminus de la salle
aux escargots. Nous descendons aujourd’hui un large puits sur 15 m
suivi d’un passage de lucarne sévère et d’une
descente dans une fissure râpeuse (choux fleurs de calcite en
paroi), très râpeuse en short. On parvient sur un niveau
semi-actif. A droite on remonte une galerie souvent étroite
parsemée de quatre siphons désamorcés. Elle fini
sur une modeste salle chaotique. La topo est faite.
A gauche, une belle
galerie de plus gros diamètre se poursuit droit au sud. Elle
fini sur siphon de même qu’une galerie adjacente à
l’est. Toutefois, deux remontées de puits sont possibles à
droite sur des pentes argileuses, on reviendra.
Lucas
« Une
journée pas comme les autres à Vang Vieng »
Mais que se passe-t-il ce matin ? Une atmosphère
de fête plane sur la ville. De nombreux groupes déambulent,
s'interpellent et rient, plus que d'habitude. Nos amis Laos semblent
habités par quelque esprit joyeux. Les bancs en béton
que l'on retrouve devant quasiment chaque maison se remplissent et
les tables se couvrent de nourriture. Tout le monde boit et mange
dans une ambiance légère, on s'invite les uns les
autres. Après une rapide enquête, nous apprenons qu'il
s'agit de la fête de Vang Vieng et que la tradition veut qu'on
invite à manger tous ceux, amis ou inconnus, qui viennent dans
une maison. Ces joyeuses libations dureront jusqu'à la nuit.
Notre repas du soir nous a permis de vérifier que la Beerlao
et le « lao lao » (alcool de riz) ont coulé à
flot pendant la journée : notre serveur avait en effet quelque
peine à articuler, mais nous avons été servis
malgré tout correctement et avec la courtoisie habituelle des
laotiens.
Nous avons également pu voir les
traditionnelles processions au temple, entouré de stands en
tout genre, qui nous ont fait penser aux kermesses paroissiales que
certains ont pu connaître en France. Bref, une journée
sympathique, journée de repos pour tous (ou presque),
l'occasion de prendre de nombreuses photos ; de bien belles images,
comme on aimerait en voir plus souvent.
Jipé
Samedi
16
Tham Pra in.
Laurent R., Laurent L., Louis, Lubin, Lucas.
L'an
passé nous avions laissé un point d'interrogation sur
une extrémité de cette cavité
avec arrêt sur couvre-feu .
Nous
prenons un motoculteur pendant une heure de piste avant d'arriver à
Ban Napoun le village où il nous faut payer à un gars
du village, lui expliquer ce que nous voulons faire au fond de sa
grotte et que contrairement à l'an passé nous n'aurions
pas besoin de ses services sous terre. Le gars nous lâche.
On file au point d'arrêt de l'an passé.
Les galeries horizontales finissent sur un grand lac (20 sur 15)
siphonnant. La topo est quand même rallongée de 150 m.
Les deux Laurent tentent une escalade de cheminée dans le
carrefour terminal de la grotte. La cheminée est remontée
sur 20m mais il n'y a pas de suite en haut.
Un potentiel existe encore ici : A l’extérieur, un
guide du village voisin de Ban Napoum nous indique un gouffre à
l’aplomb de Pra In situé au sommet des pitons à 2 h
de marche. Son entrée ferait une dimension de 9 m sur 7, et on
n’entendrai pas tomber les pierres au fond… prometteur. A
l’extérieur, deux d’entre nous effectuons une courte
prospection au Nord de la grotte. La remontée d’une rivière
sèche parallèle aux falaises n’a rien donné
sinon deux petites grottes de 20 et 40 m de développement mais
sans suite. Par contre une rivière importante passe devant Pra
In. C’est une résurgence à revoir qui sourd à
moins de 500m de la grotte.
Température de la cavité 29°
Une partie de l'équipe en profite pour remonter différents courts d'eau en extérieur dont la provenance est évidement inconnue, nous reviendrons.
Encore des malades aujourd'hui, personne ne va y échapper !
Laurent
L. et Lucas
Quelques bases de karsto locales :
Tham
Hou Yé Ouest, Tham Hong Yé Est, Tham Nang Oua, Tham Pha
Leu Si sont quatre réseaux de grandes galeries très
proches, de direction similaire et qui émergent à la
même altitude. Ces galeries font à l’évidence
partie du même système qui a pu fonctionner
successivement dans le temps. L’ensemble du réseau THY
dépasse aujourd’hui allègrement
les 10 kms.
Lucas
Dimanche
17
Tham hong Yé
Jipé, Laurent L., Lucas, Nicolas, Sylvaine.
Branche ouest, superbe ! Plein les mirettes.
Deux
autres équipes partent en explo sur Tham
Mai Pathao et Tham Papelak.
Eric, Laurent R.
Gab Elsa.
Lundi 18
Prospection au pied du
massif de Tham Pra in
Laurent
L., Louis, Lucas
Nous
pataugeons plusieurs heures à la recherche des résurgences.
Nous localisons tout ça au gps.
Pour
le moment rien de pénétrable. Les informations sont
stockées, elles auront leurs utilités un jour ou
l'autre. Ce secteur est riche.
Tham Duc Maï
Visite
sur Golden Flower cave, Tham Duc Maï,
cavité connue des Falang Puan à 600m de la piste.
Cette grosse cavité fossile s'ouvre dans un massif résiduel
au milieu des rizières. Elle est chargée en
concrétionnement. Les étages supérieurs sont
très chaud. On y observe d'énormes chauves-souris (de
la taille d'un petit poulet) , chacune au bout de sa grosse
stalactite
Tham Ki Kiä
Escapade
sévère dans la jungle afin d'accéder à la
grande grotte repérée le 7 février, Tham
Ki Kiä. L'accès est
escarpé et la machette de rigueur.
Louis
reconnaît la cavité qui était masqué par
des arbres en 2004. La topo avait été faite (en
partie) sur 300m.
« Un
volume de cathédrale »
Le
porche est grand et un filet, piège à chauves-souris, y
est tendu. Les restes d'une chouette pendent dans les mailles du
piège, on observe également les vestiges d'autres
pièges plus anciens en bambou et en palme.
Dans
la grotte, proche de l'entrée s'ouvre un gros gouffre béant
de 20m de diamètre d'une profondeur estimée à
une cinquantaine de mètre, qui, d'après Louis, n'a
jamais été descendu et donc, à faire. Plus loin
on observe d'autres départs monumentaux en hauteur, là
il y encore de l'exploration.
Laurent
L., Lucas
Mardi
19
Tham Hong Yé
Gabriel,
Elsa, Laurent L. Lucas, Louis
Branche Est, le fond, explo et topo, et corrections topo sur la belle galerie des gours de l'an passé où il y avait une erreur.
En vérifiant la
topo 2007, on découvre une nouvelle galerie étroite et
haute dans la partie active de THY. Elle débute quelques
mètres avant le bas des grands gours et se développe
sur une centaine de mètres jusqu’à une vasque
franchissable, la galerie continue en face. Un peu avant à
droite, un boyau confortable (2 m de diamètre) mais à
40° reste à escalader. Il faudra revenir pour résoudre
ces deux points d’interrogation .
Dans
la galerie du silence découverte vendredi dernier Laurent
rééquipe de manière plus confortable et on
achève la topo.
Une
remontée est équipée sur 5m et donne très
vite dans une salle énorme que l'on remonte sur environ 30m de
hauteur, il faut équiper une vire sur 20m de long environ pour
rejoindre une galerie, une chauve souris nous a montré la
suite.
Lucas

Dehors la nuit est tombé depuis longtemps, à Vang Vieng
c'est calme, les autres Falang Phuan sont couchés.
Mercredi
20
Une
équipe part en topo explo sur Tham
Pepalad .
« Laminoir m'a tué
(les genoux !) »
Après une méchante baisse
de forme, je me suis un peu secoué les puces. Direction Ban
Pathao en cyclo pour topographier le laminoir trouvé par Eric
et Laurent a l'autre jour, avec le dit Laurent R. et Lubin. Il fait
presque beau, malgré une petite brume que le soleil ne tarde
pas à dissiper et le paysage au long de la route est toujours
aussi beau. Bien sûr, on ne peut le contempler que brièvement,
non à cause de notre vitesse, bien modérée, mais
surtout parce que l'on n'est pas trop de deux à surveiller la
route pour éviter les obstacles qui surgissent, vous vous en
doutez, sans crier gare. Camion venant en face et qui coupe votre
virage, troupeau de vache assez peu pressé de traversé
la route, énorme cochon qui la traverse, lui, mais se rend
compte au dernier moment qu'il a oublié un truc sur le feu,
chiens divers et variés, enfants, vélos...
Vang Ger nous attends à Tham Pepalad (officiellement nommé, pour les besoins de l'exploitation, Tham Mai Pathao : c'est moins joli, mais beaucoup plus bureaucratique). Une petite bande d'admiratrices nous attend, qui ne cesse de rire en nous regardant s'habiller. Et puis hop, c'est parti. Nous passons la chatière creusée par Eric et Laurent comme l'on vient au monde et passons dans le nouveau réseau. C'est joli. Large. Haut. Du moins jusqu'à atteindre le laminoir qui va avoir raison de nous, égrenant nos chiffres sibyllins et fendant l'air de notre disto-laser. Tiens, une branche à gauche. « On le fait maintenant, fait Laurent, c'est court et ça queute rapidement ! » Très bien, allons-y. Court ? Tu rigoles ! Ça ne mesure pas moins de 200 m, ce truc ! Et le plafond s'abaisse de plus en plus... Je m'enfonce en éclaireur (forcément, c'est moi qui dessine !) rampant bientôt jusqu'à une galerie un peu plus haute au bout de laquelle le passage est impossible : trop bas de plafond, une étroiture ma barre la route. Dommage, car je vois bien que cela se poursuit au-delà.
Retour. Mes genoux, malgré les genouillères, sont déjà en piteux état. On reprend le grand laminoir. Tiens, de l'eau. Un petit lac avec des poissons chats dedans. Et un ruisseau, avec des crevettes orangées. Arrêtes, Niko, la douleur te fait avoir des visions, bientôt, c'est la Vierge que tu vas voir, avec l'enfant Jésus, en prime. Quoique cela, ce ne serait pas très nouveau dans une grotte. Il y a toujours un truc qui ressemble à la Vierge. Ou au Mont-Saint Michel. Au choix.
Bref, il y a quand même un moment où le plafond devient trop bas, les genoux trop douloureux, surtout avec des genouillères qui vous glissent sur les chevilles...
Bon, d'accord, nous ne sommes pas allés beaucoup plus loin que Laurent et Eric, mais cela fait quand même 600 m de première et arrêt sur passage un petit peu trop bas pour avancer humainement.
Sortie. Nos admiratrices sont toujours
là. Lee Khoua joue de la guitare devant la cabane d'accueil,
Vang Ger nous recommande de nous reposer un peu pendant que sa femme
mijote un truc délicieux sur un feu de bois. Eric et Sylvaine
arrivent. L'ombre gagne doucement sur les rizières de l'autre
coté de la Nam Song. Si ça n'est pas le bonheur, je
crois que l'on s'en approche !
Nicolas
« La grotte de Li Khoua appelée Tham Kieo »
Eric, Laurent, Lubin et moi décidons d'aller explorer à fond la grotte de Li Khoua appelée Tham Kieo en raison du piton qui l'abrite dont la forme peut, avec un peu d'imagination, faire penser à une bouteille, ce qui en Lao se dit « Kieo ».
C'est une cavité sur le format de celles que nous rencontrons ici, grande galerie généralement large et haute, lit de galets (de taille parfois impressionnante), banquettes et surcreusements. La spécificité de Tham Kieo tient à son parcours qui fait de nombreux coudes à angle droit, la galerie suivant les strates et failles du massif. La première partie de la galerie est plutôt sèche jusqu'à un premier siphon auquel on accède par une courte portion de galerie étroite (toutes proportions gardées). Laurent, toujours courageux, décide d'aller explorer le siphon sur quelques dizaines de mètres. Nous admirons et encourageons l'initiative.... Il revient après avoir passé le siphon, poursuivi sur une dizaine de mètres encore et s'être arrêté sur une cuvette d'argile dans laquelle il eut été aventureux de se risquer sans corde, sauf à vouloir rester au fond !
Après cet intermède
aquatique, nous repartons dans la galerie principale, beaucoup plus
humide et pour le coup beaucoup plus glissante (j'en ai encore mal à
la fesse gauche !). Nous finissons sur un second siphon en bas d'une
dune de sable qui comble une petite salle circulaire. Au retour, nous
explorons la moindre anfractuosité, le moindre petit semblant
de départ, le moindre chaos de blocs. Cette exploration a été
couronnée de succès puisque Eric, après une
escalade périlleuse (pour nous, pas pour lui que nos amis
Hmong appellent « White Monkey »), a débouché
dans une très grande salle que nous avons visitée mais
dans laquelle, hélas, nous n'avons trouvé d'autre accès
vers des niveaux supérieurs. Comme souvent, nous butons sur
une trémie et point final, le courant d'air s'y perd, mais pas
de passage possible. Nous avons également trouvé une
autre salle assez grande et concrétionnée, mais
alimentée par un immense déversoir impossible d'accès,
un shunt et un laminoir sableux débouchant sur un puits que
Laurent ne s'est pas senti d'escalader (ben oui, ça arrive,
surtout quand les parois sont pourries). Au retour, une salade de
papaye nous attendait. Délicieuse ! (enfin pas de l'avis de
tous, mais bon, les goûts et les couleurs...) et tout cas,
bienvenue.
Nicolas
« Pendant ce temps »
Une
équipe est en repérage sur le massif du Pha Luang .
Elsa, Gabriel.
Pour les autres : Repos, lessive, Lao massages, Beer Lao.
La vie est belle !
« Lucas se
repose »
Journée de repos spéléo mais faire une balade me
démange, location de VTT et départ pour un grand tour
en gros autour du Pha Boua au Sud-Ouest de Vang Vieng. Où l’on
constate l’impact dévastateur de la cimenterie installée
sur la RN 13 près de VV. D’énormes carrières
défigurent la face Ouest du Pha Boua (non visibles par les
touristes depuis VV je vous rassure). Un nouveau front s’ouvre plus
à l’ouest aux pieds du Pha Kong Khao. Ils ont mis à
jour une entrée de grotte qu’il faudrait aller voir mais
aujourd’hui la carrière est en pleine activité. Cette
cimenterie a un autre effet pervers. Les lao abandonnent les maisons
en bois très bioclimatiques pour des cubes en béton,
moins chers que le bois.
Lucas
Jeudi
21
Exploration sur le
massif du Pha Louang
Elsa,
Gabriel, Laurent L, Louis, Lucas.
A une heure de moto au nord de Vang Vieng se trouve le Pha Luang, un énorme massif qui domine de plus de 1000 m la vallée ainsi que les crêtes calcaires plus modestes de l’autre rive.
Nous récupérons cinq petites motos chinoises (4 vitesses), nous remontons la n13 poussiéreuse tel des Hells Angels.
Gab
et Elsa ont fait du repérage la veille sur cette zone. Il ont
trouvé une cavité avec des dessins sur les parois
(hippopotame, etc.) et un potentiel d'explo
important.
Nous
arrivons au dernier hameau avant la zone à visiter, il reste
un petit pont de bambous à traverser. De l'autre côté,
il y a un type à l'air plutôt sympa en jeans /
basquettes / polo jaune de la marque du crocodile mais avec le
crocodile à l'envers (mauvaise contrefaçon asiatique ?).
-Sabaï
dï, on passe, on tente de passer mais là c'est : Bo !
(non),
-Comment
ça ? Bo ! Mais pourquoi Bo, on va juste là.
-Bo
! Nous finirons par comprendre qu'une « opération
de sécurité » se déroule en ce moment
même dans la jungle.
-Mais
on va juste là.
Le
gars commence a être agacé, il soulève le dos de
son superbe polo jaune pour non montrer son gros Berreta tout
chromé tout neuf, tout chargé de grosses bastos.
Bo,bo !
Ok,
bo.

Mine de rien. On
fait demi-tour... demi-tour... et encore demi-tour, tient on est dans
des citronniers, ça tombe bien il fait chaud.
Nous
approchons des différents porches que l'on à repérés
de loin.
Nous
venons de zapper le barrage.
Nous
rencontrons un groupe de Lao qui déjeune au milieu des
fruitiers, le contact est établit.

On
prend le repas avec des paysans de l’ethnie Yalo dans les
champs. On échange nos maigres victuailles. Ils nous
apprennent l’existence d’une grotte importante vers le sommet du
Pha Luang, à quatre heures de marche dans la jungle (quand
même), tout le monde regarde ailleurs sauf Gabriel qui serait
partant pour l’expé. Une autre fois Gabriel ? On
reviendra.
Nos
lampes les surprennent.
Nous
ne pourrons pas voir la grotte avec les dessins cette fois-ci mais la
prospection nous livre tout de même une grotte avec des
céramiques.
La
zone semble riche et prometteuse elle fera l'objet d'autres
recherches.
Fin de journée devant un poulet
grillé et de la Beer Lao au bord de la Nam song.
Laurent
L. et Lucas
« De l'utilité d'être attendu au_dehors d'une grotte »
Jean-Pierre, le fils de Lee Khoua et
moi ferons aujourd'hui la topo de Tham Kieo. Non Qu'elle n'existe
pas, mais celle que nous connaissons demeure incomplète et
parfois assez imprécise, surtout avec les nouveautés
découvertes avant hier.
Le fils de Khoua est en thongs, sans
casque, avec un simple lampe torche pour éclairage. C'est
assez vexant de voir que contrairement à nous, il ne glisse
presque jamais et ne se cogne pas plus la tête ou ne se déchire
le dos dans les passages bas.
Il n'empêche que c'est très
agréable de faire la balade avec lui. Bien sûr nous ne
topographions pas tout : les deux nouvelles salles sont un peu
difficiles d'accès et si j'atteins la première –
après tout, je suis aussi le cousin de « White Monkey
» et selon Ger, j'ai des mains de singes, même si je ne
sais comment prendre le compliment - Jean-Pierre ne parvient pas à
me suivre, et la seconde échappe à nos compétences
de grimpeurs...
Nous voici au fond, dans ce siphon qui
s'enfonce dans la nuit ténébreuse. Il fait faim, nous
partageons 2 sandwiches pour trois et rebroussons chemin.
Il fait faim...
Très faim.
Au-dehors, alors que le rire des
enfants résonne contre les parois de calcaire, Ger et Khoua
nous attendent en jouant aux dames. Il y a du riz gluant et une soupe
froide de poulet au citron et à la citronnelle. Sep Lai !
C'est bon. Cela cale le ventre et réconforte, même si
aujourd'hui n'a pas été un jour exténuant. Juste
une belle promenade en bonne compagnie, avec la joie de retrouver des
amis (peut-être ?) inquiet de notre progression souterraine.
Cela aussi est bon et réchauffe
le cœur !
Nicolas
Vendredi 22
Nam Them
Elsa,
Gabriel, Laurent L, Louis, Lubin, Lucas.
Toujours le pont suspendu à franchir de bon matin, on s'habitue.
Il fait chaud.
Nous
formons trois binômes en exploration sur le poljé de la
Nam Them.
Deux
équipes partent en prospection pour explorer le nord du poljé
et surtout les chaos aux pieds des falaises dans lesquels se perdent
plusieurs lits de rivières temporaires.
Nous
y cherchons un accès sur les amonts du système Tham
Hong Yé.
La
méthode la plus efficace et la plus simple consiste à
descendre les lits de rivières à sec jusqu'aux trous.
Nous avons tenter de rejoindre difficilement les falaises mais
souvent la progression devient difficile.
Plusieurs
pertes sont visitées dont Tham Mygale (no-comment) ou encore
Tham serpent (où Gab et Lubin sont tombés nez à
nez avec un serpent noir).
Gab
nous ramène aussi une pair de sangsue. Les Falang Phuan aiment
les bêtes !
Nous n'avons pas encore trouvé de regard sur les cavités situées en aval. Il reste encore plusieurs lits de rivières à suivre. Ça va payer !
La
troisième équipe part pour topographier une grotte
découverte en 2006, Tham Gnaï.
L’entrée
est un ressaut inscrit dans une grande fissure verticale ouverte au
Nord à la base du Pha Them (1350 m de haut). A droite de
l’entrée un beau puits attendra une prochaine descente.
La
fissure d’entrée se poursuit selon une longue diaclase
orientée à 220°. Après le ressaut d’entrée
il faut admirer les calcaires marmoréens blancs veinés
de bleu, stupéfiants !
La
progression dans la galerie se poursuit parfois entravée par
des monticules d’argile qu’il faut escalader. En l’absence de
tout autre outil, le descendeur est bien utile pour tailler des
marches. Un puits de 12 m est descendu vers le milieu de la galerie
qui finit après 200 m sur un pincement.
Un
peu avant une conduite forcée tubulaire, en hauteur, donne sur
un puits dans une diaclase. Le vent est fort, c’est prometteur mais
très glaiseux et on n’a plus de cordes, il faudra revenir.
Laurent
et Lucas
« Marre des bêtes »
Journée de prospection sur le poljé de
la Nam Them. Lucas et Elsa partent sur Tham Gnaï, tandis que
Lubin, Louis, Laurent et moi partons prospecter des nouvelles pertes.
Première descente à equiper: noeud de chaise, sangle,
mouskif, un depart etroit. Ca y est, ça commence: collée
au plafond, une grosse araignée tigrée, juste au dessus
du fractio...A la remontée, je lui souffle dessus avec la
fumée de cigarette: au lieu de partir tranquillement comme je
m'y attendais, elle se laisse tomber à mes pieds, aarghh! Plus
tard, c'est un joli scolopendre qui se presente, à 15 cm de la
prise que je viens de saisir. A l'exterieur, dans le lit de ruisseau
à sec, le temps de prendre un point GPS, je sens du mouvement
dans ma chaussure: deux sangsues...Mais le plus beau reste à
venir: à l'entrée d'une perte, il y a une petite
desescalade à faire, avec d'un coté des parois
calcaires, et des remplissages de terre et de cailloux de l'autre. Je
suis en parade juste sous Lubin, lorsqu'il pose le pied sur le
remplissage: un gros caillou se détache de la paroi, tombe à
mes pieds en même temps qu'un serpent noir vraisemblablement
pris dans l'argile. Là, je hurle! "Serpeeent!!!"
Heureusement, il a aussi peur que nous, et part rapidement vers le
fond. Bon, le souci, c'st que c'est là où on veut aller
aussi...On y va quand même, pas fiers, mais juste à
temps pour le voir disparaitre dans une fissure. Le nom est tout
trouvé: la Perte au Serpent. De leur coté, Louis et
Laurent trouveront une Perte à Mygale...Marre des bêtes!
Mais je soupçonne tout de même Lubin d'avoir quelque don
de sorcier, capable entre autre de transformer les pierres en
serpent... Mais malgrè ces emotions, la journée se solde bien:
4 nouvelles pertes reperées, ainsi qu'une petite cavité
verticale.
Du coté purement anecdotique, en expliquant le
fonctionnement des lampes Duo à un paysan, je lui ai dit, ne
connaissant pas le mot en Lao, que mon halogène etait
"Kaputt", ce qui l'a fait rire immédiatement. Y'a
des mots comme ça qui sont universels :)
Gabriel
Samedi
23
Eric,
Laurent L, Louis, Lubin, Lucas.
« Bientôt
on passera ce foutu pont à cloche pied ! Et les doigts dans le
nez ! »
Exploration sur le poljé : Tham Gnaï 1 et 2.
Nous partons pour descendre le puits qui à stoppé Lulu et Elsa hier. A proximité de l'objectif un porche attire vivement notre attention (Tham Gnaï 2 car il est proche Tham Gnaï 1).
Sous ce porche s'ouvre un
gouffre prometteur. Eric commence à équiper le puits.
En bas du p19 d'entrée on évolue dans une grande
galerie creusée dans un marbre bleuté, il n'y a pas de
concrétion mais juste un travail d'érosion colossal,
des cheminées montent à plus de 50m de haut, il y a des
départs en haut, en bas, sur les côtés, il y a du
vent, ça barre ! Lubin gratouille un passage bas aussitôt ça se relève, ça file.

On progresse euphorique, la topo suit. On
manque de matos pour la suite et de toute façon il nous faut
voir aussi la grotte voisine, but initial de la sortie. Encore de
l'explo sur le feu !

Nous équipons
quelques passages dans Tham Gnaï 1, le point d'arrêt
précédent est rejoint et équipé. Nous
descendons dans une diaclase sur 8m, là ça ne passera
pas aujourd'hui. Un passage étroit mais avec
du vent nous arrête.
À suivre.

Nous rentrons par la
forêt puis par une zone de hautes broussailles dans laquelle se
développe de nombreux chemins d'animaux. Arrivé sur une
fourche et faute de savoir quelle direction prendre Lubin et Eric
prennent à gauche pendant que nous
prenons à droite on avance de cinq mètres quand
soudain, Lubin nous cri :
-Une grosse bête à rayure vient
vers vous !
Demi-tour immédiat.
La bête leur est passé devant en silence, peu de temps avant nous avions pourtant senti une très forte odeur de fauve.
Van Geer en avait parlé à Gab : il reste effectivement des tigres sur cette zone.
Le reste du chemin se fait sans traîner.
Soirée chien grillé... pour conjurer le sort.
Il faudra penser à prendre de quoi se défendre lors des prochaines explo sur le poljé.
Dimanche
24
Laurent,
Lucas.
Départ
de Vang Vieng en pick-up entre 30 et 60km/h de vitesse
moyenne. Le dos en bouillie. Tuk Tuk.
Vientiane,
gare de bus. Nous prenons une soupe de nouille sous les toiles de
tentes pourries du marché. Les mélanges d'odeurs, la
foule et la chaleur étouffante nous sautent à la tronche.
Départ
pour Udon Thani où nous prenons le vol de 18h (une erreur
s'est à nouveau glissée quelque part chez Nokair, nous
voyageons en première classe !). Atterrissage sur le vieil
aéroport de Bangkok.
On
prend une chambre d'hôtel proche du MBK center, où on fait fabriquer un paquet
d'autocollants pour le club. Un chauffeur de tuktuk, le sourire
jusqu'aux oreilles, nous met sous le nez un large dépliant sur
lequel se présentent une centaine de demoiselles dévêtues,
on est des sur-hommes mais là c'est un peu trop. L'aventure
continue, il est tard, on tente d'avaler une soupe au fois de porc,
infecte.
Lundi 25
Départ
pour le nouvel aéroport de Bangkok en taxi meter.
Décollage
à 11h en direction du Royaume de Barhain où on arrive
6h plus tard (4h de décalage). La
Gulf Air nous offre un hôtel
4*+ resto car le vol pour Paris est dans 12h.
Mardi 26
2h
du matin décollage pour paris CDG. On arrive en piteux état
vers 7h (plus encore 2h de décalage !)
Il
fait 10° et il pleut, ça craint. Un dernier avion à
14h.
On repart en 2009 !
A
nouveau une belle expédition au Laos.
En
plus d'avoir ajouté de nouvelles galeries dans plusieurs
cavités, de nombreux points d'interrogation ont été
levés. Dans un même temps il y a eu de nouvelles découvertes,
elles devront être approfondies.
Les
objectifs fixés suite à l'expé de l'an passé
ont en partie été atteints même si il reste un
travail monumental à faire dans ce secteur du Laos.


























